No More Spleen

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performance chorégraphique

Frank Micheletti & Charles Robinson

samedi 16 avril | Paris | théâtre de l'Étoile du Nord


Oublie tes histoires de bâtons, de lances et d’épées, de choses longues et dures qui cognent, piquent et frappent.

Oublie cette vénéneuse histoire qui t’a scratché tout tordu dans un mur.

Assieds-toi, prends une feuille, une gourde, un filet à provisions et prépare tes réserves pour passer un hiver peinard.

Moins de forces déployées, plus de ruses envisagées.

Va ramasser de l’avoine sauvage et du maïs, prépare-toi des infusions, cale-toi dans un bon fauteuil.

Ou alors, développe une relation harmonieuse à ton corps, rectifie tes postures, renforce tes abdominaux et tes fessiers, et va te faire de nouvelles copines à la salle de gym.

Si l’on regarde les choses depuis ce point de vue, il y a une marge de progression. Il n’est jamais trop tard. Future is cool.



En 2017, Frank Micheletti et Charles Robinson imaginaient The Spleen, une grande enquête pop à travers nos intoxications : technologiques, politiques, organiques. L’enquête prenait la forme survoltée d’une succession de tableaux colorés, passant d’un western à une épopée spatiale, un documentaire anatomique, un thriller, etc.


Avec presque quarante dates au compteur, le duo a affiné son écriture collective, sa complicité et son amitié.


Dans No More Spleen, les deux artistes développent leur univers et leur écriture, continuent à enquêter sur un certain état du monde et sur nos si nombreuses façons de nous rendre patraques, défaillants ou cinglés, tout en nous ménageant des échappées, des sursauts, des ruses imparables.



DISTRIBUTION
Conception, écriture, danse et musique : Frank Micheletti et Charles Robinson

PRODUCTION
Kubilai Khan Investigations

COPRODUCTION
Concordan(s)e

ACCUEIL STUDIO
Le Silo (91)
Évreux
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réserver sur le site du théâtre

 

création au théâtre de Châtillon

Groupe Merci | Charles Robinson

du 10 au 12 mars 2022


réservation sur le site du théâtre

 

Dans une hypothèse enchantée, nous quitterions, de temps en temps, nos existences, pour nous projeter dans d’autres : des univers étranges, joueurs, repeuplés de nouvelles figures : des univers numériques.
Nos vies auraient ainsi accès, à volonté, à des extensions troubles.
Revenus à nos bons vieux réels, les pieds sur le bitume, dans nos cuisines, nous garderions dans les cœurs une sorte de petite clandestinité pour ces vies virtuelles qui auraient été les nôtres.
Hé bien, ce n’est pas du tout comme ça que ça s’est passé.
Ces vies virtuelles sont descendues en nous. Absolument. Elles ont infusé dans nos appartements, nos cuisines, converti nos existences, déboussolé nos terres.
À présent, nous sommes réellement altérés. Des virtuels nous bipent, nous sermonnent, nous conseillent, nous rappellent à l’ordre, nous enjoignent, nous scrutent, nous évaluent, nous boostent.
Nous sommes débordés par tout ce qui piapiate, tout ce qui annonce, tout ce qui commente, tout ce qui décompte. Nos pas dans la rue, nos pulsations cardiaques, nos agios, nos liens, nos consommations, les jours qui nous restent.
Si l’on en croit la sarabande infinie des chiffres, c’est nous qui avons été numérisés : computés.
Nos secrets, nos pensées, nos séductions, nos péchés se détachent en longues bandes de chiffres, de codes, cryptés : ce qui veut dire que, nous, nous ne savons même plus les lire.
Nous sommes tétanisés. Ce monde qui bruite est un désert. Dans le boucan, notre solitude paraît de plus en plus étendue, et la traversée improbable, pour trouver, de l’autre bord, d’un autre côté, un bras réel à accrocher.
Qu’est-ce qui reste réel ?
Nous sommes assistés.
Nous sommes augmentés.
Nous sommes harnachés de capteurs, de casques, de lunettes, de tirettes, de trucs et de bidules. Et nous n’avons peut-être jamais été aussi handicapés. Nous sentons de moins en moins le vol, de mieux en mieux la chute.
Nos assistants sont domestiques, psychologiques, miniatures, dans la poche, sur la table, à côté du lit, sur l’oreiller.
Face à leur inquiétante présence, tellement concrète, nous sommes réduits aux crises de nerfs (pourquoi ça marche pas !), à la dépression (oh j’en peux plus !), ou à la négociation (s’il te plaît !). Alors nous vociférons :
J’accepte !
J’accepte !
J’accepte !
Pour écarter la nouvelle sollicitation, la nouvelle fenêtre, la recommandation, l’emprise.
J’accepte d’être chevauché par un nouveau démon.
J’accepte de ne pas recevoir davantage de grâce.
J’accepte l’obscurité du monde.
J’accepte d’avoir peur davantage et j’accepte la médication.
J’accepte d’être hanté.
J’accepte d’être vidé.
J’accepte la fin du monde prochaine et je coche la case : pas ma génération.
J’accepte le stage déconnexion : deux jours tout compris.
J’accepte les obsèques de mamie dans le cloud.
J’accepte et j’en crève.

 

J'accepte from Groupe Merci on Vimeo.

 
Texte : Charles Robinson
Mise en scène et conception : Joël Fesel assisté de Louise Tardif
Direction d’acteurs : Georges Campagnac
Création lumière et régie générale : Raphaël Sevet
Création vidéo : Xano Martinez
Création musicale : Boris Billier
Construction : Hadrien Albouy et Stéphane Chipeaux-Dardé
Avec : Catherine Beilin, Georges Campagnac, Marc Ravayrol, Louise Tardif
Production et diffusion : Céline Maufra
Remerciements : Marie-Laure Hée et le Laboratoire « In cookies project »

 

La littérature ne monte pas aisément au plateau, c’est même une drôle d’aventure à tenter.
Le passage de la page blanche à la 3D, du livre à la scène, de la solitude de l’écriture ou de la lecture à la coexistence en littérature, est une aventure impayable, bizarre, incertaine et pleine d’accidents.
#Hybridation des techniques #Manifestation du corps
#Dévoilement des voix #BO pompette
#Vidéo-paysage #Temps étiré #Artistes invités

Le laboratoire Liaisons dangereuses teste, expérimente un mois durant tous ces possibles, ces outils, ces accordances : présence, silence, accélération, trouble, mouvement, couche et surcouche, épure, etc.
Six artistes invités accompagnent l’auteur sur son fil :
François Donato, musicien
Sandrine Maisonneuve, chorégraphe
Loran Chourrau, vidéaste
Nathalie Fillion, metteuse en scène
Joël Fesel, metteur en scène et performeur plasticien
Georges Campagnac, comédien

Un grand merci à eux et à Anne Lefèvre pour l’accueil et la complicité.

Le laboratoire sera ouvert au public à deux reprises, pour présenter des étapes de recherche, au Vent des Signes : le 16 et le 30 septembre.

Il pourrait même y avoir des extraits du prochain roman...

Ce laboratoire est mené dans le cadre d’une résidence à Le Vent des Signes, avec le soutien d’Occitanie Livre & Lecture – Programme financé par Toulouse Métropole et soutenu par la Région Occitanie et la DRAC Occitanie, dans le cadre du Plan d’urgence pour le Livre 2021/2024 de Toulouse Métropole.

 

Théâtre Le Vent des Signes

Le Vent des Signes – scène conventionnée par la Ville de Toulouse (2011), par le Conseil Départemental de la Haute-Garonne (2017), par le Ministère de la Culture / DRAC Occitanie Atelier de Fabrique Artistique (2018) – par le Conseil Régional Occitanie (2020) est un espace d’expérimentation engagé, indocile, libre où faire résonner les écritures au-delà de toutes frontières artistiques, un lieu incubateur dynamique et atypique, où prendre du recul, explorer les fonds, dégrafer les horizons.
leventdessignes.fr


La terre est une sorte d’emballage. Un vieux carton pour hamburger, qu’on laissera derrière nous, flotter dans le sillage, avec des bouts de frites grasses, des derricks, des manteaux en peaux de daim, et des étagères en aggloméré déformées par l’humidité, éclatées d’avoir été dévissées après un ultime déménagement.
C’est chouette d’avoir trouvé une utilité à la planète.
On sait enfin quoi faire de tous ces satellites en suspension et des débris d’engins spatiaux. Il suffit de les ramener vers l’orbite pour les faire gagner par la gravitation et qu’ils s’écrasent dans la grande déchetterie que nous aurons quittée.
 
On en cause le 5 mai, au Studio cosmique du CNES, et c'est sur inscription...
 
Inscrivez-vous en adressant un mail à : ode.inscription@gmail.com
Rejoignez l’événement : facebook.com/events/475058590276039



En réponse à une actualité spatiale toujours plus foisonnante, les auteurs et les artistes de la revue de création Espace(s) font valoir leur opinion d’experts culturels de l’Espace dans une émission radio enregistrée en public, au CNES.
Les invités du Studio Cosmique démêlent, avec les outils de la littérature et de la création, les questions qui animent le NewSpace, cet ensemble d’acteurs, de technologies et de possibilités commerciales et sociétales brandi comme le nouvel Eldorado de l’humanité. Les invités du Studio Cosmique reformulent ces interrogations, de la sempiternelle question de l’exode cosmique aux modes de vie que nous nous inventerons dans l’Espace, en passant par notre adaptation physique à une existence spatiale. Accompagnés par David Christoffel, membre du comité de rédaction d’Espace(s), poète et homme de radio, ils empruntent des chemins de traverse pour réfléchir à ces enjeux du XXIe siècle où le désir de faire advenir une nouvelle ère spatiale le dispute à un autre genre d’intranquillité : l’Espace veut-il de nous ?

Chaque rencontre du Studio Cosmique est enregistrée en public et participe à la constitution d’une collection de podcasts disponibles en exclusivité sur la plate-forme Switch [on Paper], média d’actualité culturelle en ligne et partenaire de l’événement.


Le corps est le premier des champs de bataille dont nous sommes la défaite. Un territoire où les forces d’occupation sont le stress et la médication chimique.
Où une caresse est déjà un acte de résistance.

Pour le reste, nos corps et nous vivons à part.

Le corps est le soutier servile de nos passionnantes aventures relationnelles, numériques, sociétales et sociales.
Le sexe, et les maladies, nous font atterrir quelquefois : « Coucou, c’est la chair, ça va toi ? »

Nous avons besoin de métaphores.
Nous avons besoin de regarder à nouveau, pour penser encore, pour ressentir par un autre biais.
Pour revenir à l’unité complexe et mouvante de tout ce qui fabrique de l’être.
De ce point de vue, une métaphore est virale. Contamination & diffusion.

Allez, on se fait une métaphore.


nonasove.blogspot.com



Œuvre soutenue dans le cadre du projet de soutien à la création « Après », Galerie Jean-Collet de Vitry-sur-Seine, TRAM Réseau art contemporain Paris / Île-de-France, 2020