festival Concordan(s)e 2020 

nouvelle création

En 2017, Frank Micheletti et Charles Robinson imaginaient The Spleen, une grande enquête pop à travers nos intoxications : technologiques, politiques, organiques. L’enquête prenait la forme survoltée d’une succession de tableaux colorés, passant d’un western à une épopée spatiale, un documentaire anatomique, un thriller, etc.

Avec presque quarante dates au compteur, le duo a affiné son écriture collective, sa complicité et son amitié. 
Invités à nouveau par Concordan(s)e, les deux artistes vont développer cet univers et cette écriture, continuer à enquêter sur un certain état du monde et sur nos si nombreuses façons de nous rendre patraques, défaillants ou cinglés, tout en nous ménageant des échappées, des sursauts, des ruses imparables.

No More Spleen



Clairière. Un grand pataud. Il s’amuse à recosmiser la Terre avec les sables aéroportés, les volcans, les embruns marins. Une sirène dans la fontaine veut rêver plus loin. Une cavalcade aux trajectoires abîmées. Des machinistes, en duo. Quelqu’un parle de sa vie. Regarde dans le vide, cherche ses mots. On dirait un vieux film à la pellicule poudreuse. Personne ne comprend où il veut en venir. Le genre visage farineux et les chaussures trop grandes. Il emploie des mots comme « aliénation », ou « dérisoire ». Il dérive et divague pour ne pas poser la trace grasse de ses mains sur le monde.
Il est très drôle, dit quelqu’un. Qu’est-ce qu’il nous fait rire.

Forget your perfect offering
There is a crack in everything
That's how the light gets in.


En ce temps-là, il avait besoin de ses périodes de dépression comme d’autres partaient en vacances.


Dates
Lundi 24 février -- 19h00
BPI Centre Pompidou – Paris

Samedi 29 février -- 16h00
Médiathèque Louis Aragon – Fontenay-sous-Bois

Jeudi 12 mars -- 20h00
Bibliothèque-Médiathèque Rolland-Plaisance – Évreux

Samedi 14 mars -- 16h00
Médiathèque Marguerite Duras – Brétigny

Samedi 21 mars -- 18h00
Bibliothèque Marguerite Audoux – Paris

Lundi 30 mars -- 20h00
Maison de la poésie – Paris

Mardi 31 mars -- 12h00
Université Paris 13 – Bobigny

Samedi 4 avril -- 18h30
Parc Culturel - Michel Chartier – Rentilly

toutes les informations sur le site du festival Concordan(s)e






Pour sa quatrième édition, BIFURCATIONS invite Charles Robinson et lui donne carte blanche pour trois jours de programmation : littératures, performances, danses, projections, musiques, et même vente aux enchères.

Un roman est une salle d’entraînement aux usages, un gymnase, des gradins. Et lire un roman, ce n’est pas être consommateur anonyme dans le flux des langues fades, mais foncer en short, couteau à la main, transpiration qui coule sur le front et les yeux. C’est toujours très physique la lecture d’un roman.

C’est pour ça que c’est bon.

Une programmation dense à retrouver en images sur le teaser :


Ou en détail sur le site du festival.
De retour à Toulouse pour le festival FIMM[+]18
festival insolite musiquemots [et + si affinitÉs]

une production Le Vent des Signes


Avec deux performances littéraires :

Fabrication de la guerre civile - vaudou

9 nov. -- médiathèque de Lorp-Sentaraille

Tu as déjà vu un corps flotter dans l’eau ? Une épaule ? Une épaule, dans une parka ? Une capuche, dans une parka moisie ? Tu as déjà vu l’onde dans l’eau derrière le corps ? Tu as déjà attrapé le vêtement d’une main, et tiré vers toi, et la manche s’est déchirée, et les lambeaux te sont restés entre les doigts, et tu les sens encore, des années après, collés, sur tes phalanges, incrustés sous tes ongles, incrustés dans ta peau ?

Infinite Loss

avec Guillaume Ertaud
17 nov. -- Le Vent des Signes 

À quoi le naufragé pourrait-il se tenir accroché, sinon à l’échec ? L’échec de cette relation-là, unique. Incapacité à réaliser, à maintenir une relation, en général. Incapacité qui s’ajoute aux échecs passés et y renvoient. Voilà ton bois flotté, ton mat déchiqueté, qui explique pourquoi la personne abandonnée est toujours vaguement antipathique aux tiers, pourquoi elle apparaît sale. La rupture est un miroir. Un miroir partiel. L’image est objectivement fausse, mais elle est réelle, et là où tu devrais être tout entier occupé par la pensée de l’autre, cette image vénéneuse empoisonne tes pensées. Ce que tu es dans la rupture. Ce qui de toi signe et cause la rupture. Ta propre faute d’exister, la manière fautive dont tu es. Tu t’y accroches dans le naufrage, et tu lui voues une haine absolue. Ce qui a été repoussé. Ce qui n’a pas été aimé. L’affreuse boule de personnalité et de blessures anciennes que tu cherches à dissimuler, que tu devras dissimuler. Ce que tu embarques dans chaque histoire, et que la rupture dévoile une fois de plus, par un grand tour de magicien tirant d’un coup sec le voile dont tu croyais être couvert.

CR_narratif | GTA voudrait jouer lui aussi. Mais, ce jeu, quelqu’un a lu les règles ?
Bégum tortille sa chaîne qui part de la narine gauche pour rejoindre l’oreille, du bout du doigt, comme une fillette de trois ans son doudou.
VP_Bégum | — Il faudra que tu surmontes ta peur.
CR_GTA | — Ouais, je sais pas pourquoi : des fois, je suis là, prêt à me battre, à y aller... et puis, j’ai le vertige.
VP_Bégum | — Ils ont une attraction. Space je sais pas quoi. Ils ressortent, ils ont les cheveux, t’y crois pas, dans tous les sens, électriques. Ça fait des boules. Porc-épic. Un truc comme ça. C’est énorme, les attractions. Ça transforme les gens. Ils viennent avec leurs poussettes. Ça en fait des monstres. J’adore.
D’une Cité qui implose, nous connaissons tous des images. Toujours les mêmes. Des silhouettes capuchonnées. Des lanceurs de feu. Des motos brûlées. Des fourgons. Un préfet.
Une sarabande de figures imposées. Des moments-spectres tirés du grand récit des peurs contemporaines.
Après l’information : nous n’avons rien vu, rien entendu.

La Cité des Pigeonniers : Budda, Popie, GTA, Bégum, Boy, DoBoï, T-Vie, Jizz... en version marathon, avec cinq dates à la file.

C'est à Nous n'irons pas à Avignon, avec un texte inédit, deux voix, vingt personnages, une création vidéo de Mathieu Catonné et une création sonore des Lena Circus.

Et même si ça a beaucoup bougé depuis, voici un extrait en session de travail.



See you there

Cité des Pigeonniers : the untold stories

création numérique

2 romans
10 bâtiments
322 appartements
1200 habitants
150 personnages
Et l’envie d’offrir encore un moment à chacun.
Une carte postale ?
Raboter un peu de présence ?

Des copeaux de textes, d’images, de vidéos, de sons. Inédits. Et des sentiers buissonniers à emprunter librement.
Arpenter. Picorer. Chercher. Deviner.

Soit un an et demi de travail, parce qu’il faut prendre soin des univers romanesques, entretenir, arroser, tailler, replanter, voir refleurir.

La Cité des Pigeonniers, mi-2018, c’est donc :

Dans les Cités – roman
Dans les Cités – pièce radiophonique
Fabrication de la guerre civile – roman
De la guerre civile, ou, Disneyland après la Bombe – pièce pour 3 musiciens et 2 lecteurs
une tripotée de live...

Alors, la balade numérique, comment est-ce que ça commence ?
En cliquant ici : Cité des Pigeonniers : the untold stories

---
Cette création numérique a été rendue possible grâce à l’appui décisif de quelques complices :
Un très grand merci à vous tous.