La littérature ne monte pas aisément au plateau, c’est même une drôle d’aventure à tenter.
Le passage de la page blanche à la 3D, du livre à la scène, de la solitude de l’écriture ou de la lecture à la coexistence en littérature, est une aventure impayable, bizarre, incertaine et pleine d’accidents.
#Hybridation des techniques #Manifestation du corps
#Dévoilement des voix #BO pompette
#Vidéo-paysage #Temps étiré #Artistes invités

Le laboratoire Liaisons dangereuses teste, expérimente un mois durant tous ces possibles, ces outils, ces accordances : présence, silence, accélération, trouble, mouvement, couche et surcouche, épure, etc.
Six artistes invités accompagnent l’auteur sur son fil :
François Donato, musicien
Sandrine Maisonneuve, chorégraphe
Loran Chourrau, vidéaste
Nathalie Fillion, metteuse en scène
Joël Fesel, metteur en scène et performeur plasticien
Georges Campagnac, comédien

Un grand merci à eux et à Anne Lefèvre pour l’accueil et la complicité.

Le laboratoire sera ouvert au public à deux reprises, pour présenter des étapes de recherche, au Vent des Signes : le 16 et le 30 septembre.

Il pourrait même y avoir des extraits du prochain roman...

Ce laboratoire est mené dans le cadre d’une résidence à Le Vent des Signes, avec le soutien d’Occitanie Livre & Lecture – Programme financé par Toulouse Métropole et soutenu par la Région Occitanie et la DRAC Occitanie, dans le cadre du Plan d’urgence pour le Livre 2021/2024 de Toulouse Métropole.

 

Théâtre Le Vent des Signes

Le Vent des Signes – scène conventionnée par la Ville de Toulouse (2011), par le Conseil Départemental de la Haute-Garonne (2017), par le Ministère de la Culture / DRAC Occitanie Atelier de Fabrique Artistique (2018) – par le Conseil Régional Occitanie (2020) est un espace d’expérimentation engagé, indocile, libre où faire résonner les écritures au-delà de toutes frontières artistiques, un lieu incubateur dynamique et atypique, où prendre du recul, explorer les fonds, dégrafer les horizons.
leventdessignes.fr


La terre est une sorte d’emballage. Un vieux carton pour hamburger, qu’on laissera derrière nous, flotter dans le sillage, avec des bouts de frites grasses, des derricks, des manteaux en peaux de daim, et des étagères en aggloméré déformées par l’humidité, éclatées d’avoir été dévissées après un ultime déménagement.
C’est chouette d’avoir trouvé une utilité à la planète.
On sait enfin quoi faire de tous ces satellites en suspension et des débris d’engins spatiaux. Il suffit de les ramener vers l’orbite pour les faire gagner par la gravitation et qu’ils s’écrasent dans la grande déchetterie que nous aurons quittée.
 
On en cause le 5 mai, au Studio cosmique du CNES, et c'est sur inscription...
 
Inscrivez-vous en adressant un mail à : ode.inscription@gmail.com
Rejoignez l’événement : facebook.com/events/475058590276039



En réponse à une actualité spatiale toujours plus foisonnante, les auteurs et les artistes de la revue de création Espace(s) font valoir leur opinion d’experts culturels de l’Espace dans une émission radio enregistrée en public, au CNES.
Les invités du Studio Cosmique démêlent, avec les outils de la littérature et de la création, les questions qui animent le NewSpace, cet ensemble d’acteurs, de technologies et de possibilités commerciales et sociétales brandi comme le nouvel Eldorado de l’humanité. Les invités du Studio Cosmique reformulent ces interrogations, de la sempiternelle question de l’exode cosmique aux modes de vie que nous nous inventerons dans l’Espace, en passant par notre adaptation physique à une existence spatiale. Accompagnés par David Christoffel, membre du comité de rédaction d’Espace(s), poète et homme de radio, ils empruntent des chemins de traverse pour réfléchir à ces enjeux du XXIe siècle où le désir de faire advenir une nouvelle ère spatiale le dispute à un autre genre d’intranquillité : l’Espace veut-il de nous ?

Chaque rencontre du Studio Cosmique est enregistrée en public et participe à la constitution d’une collection de podcasts disponibles en exclusivité sur la plate-forme Switch [on Paper], média d’actualité culturelle en ligne et partenaire de l’événement.


Le corps est le premier des champs de bataille dont nous sommes la défaite. Un territoire où les forces d’occupation sont le stress et la médication chimique.
Où une caresse est déjà un acte de résistance.

Pour le reste, nos corps et nous vivons à part.

Le corps est le soutier servile de nos passionnantes aventures relationnelles, numériques, sociétales et sociales.
Le sexe, et les maladies, nous font atterrir quelquefois : « Coucou, c’est la chair, ça va toi ? »

Nous avons besoin de métaphores.
Nous avons besoin de regarder à nouveau, pour penser encore, pour ressentir par un autre biais.
Pour revenir à l’unité complexe et mouvante de tout ce qui fabrique de l’être.
De ce point de vue, une métaphore est virale. Contamination & diffusion.

Allez, on se fait une métaphore.


nonasove.blogspot.com



Œuvre soutenue dans le cadre du projet de soutien à la création « Après », Galerie Jean-Collet de Vitry-sur-Seine, TRAM Réseau art contemporain Paris / Île-de-France, 2020

festival Concordan(s)e 2020 

nouvelle création

En 2017, Frank Micheletti et Charles Robinson imaginaient The Spleen, une grande enquête pop à travers nos intoxications : technologiques, politiques, organiques. L’enquête prenait la forme survoltée d’une succession de tableaux colorés, passant d’un western à une épopée spatiale, un documentaire anatomique, un thriller, etc.

Avec presque quarante dates au compteur, le duo a affiné son écriture collective, sa complicité et son amitié. 
Invités à nouveau par Concordan(s)e, les deux artistes vont développer cet univers et cette écriture, continuer à enquêter sur un certain état du monde et sur nos si nombreuses façons de nous rendre patraques, défaillants ou cinglés, tout en nous ménageant des échappées, des sursauts, des ruses imparables.

No More Spleen



Clairière. Un grand pataud. Il s’amuse à recosmiser la Terre avec les sables aéroportés, les volcans, les embruns marins. Une sirène dans la fontaine veut rêver plus loin. Une cavalcade aux trajectoires abîmées. Des machinistes, en duo. Quelqu’un parle de sa vie. Regarde dans le vide, cherche ses mots. On dirait un vieux film à la pellicule poudreuse. Personne ne comprend où il veut en venir. Le genre visage farineux et les chaussures trop grandes. Il emploie des mots comme « aliénation », ou « dérisoire ». Il dérive et divague pour ne pas poser la trace grasse de ses mains sur le monde.
Il est très drôle, dit quelqu’un. Qu’est-ce qu’il nous fait rire.

Forget your perfect offering
There is a crack in everything
That's how the light gets in.


En ce temps-là, il avait besoin de ses périodes de dépression comme d’autres partaient en vacances.


Dates
Lundi 24 février -- 19h00
BPI Centre Pompidou – Paris

Samedi 29 février -- 16h00
Médiathèque Louis Aragon – Fontenay-sous-Bois

Jeudi 12 mars -- 20h00
Bibliothèque-Médiathèque Rolland-Plaisance – Évreux

Samedi 14 mars -- 16h00
Médiathèque Marguerite Duras – Brétigny

Samedi 21 mars -- 18h00
Bibliothèque Marguerite Audoux – Paris

Lundi 30 mars -- 20h00
Maison de la poésie – Paris

Mardi 31 mars -- 12h00
Université Paris 13 – Bobigny

Samedi 4 avril -- 18h30
Parc Culturel - Michel Chartier – Rentilly

toutes les informations sur le site du festival Concordan(s)e






Pour sa quatrième édition, BIFURCATIONS invite Charles Robinson et lui donne carte blanche pour trois jours de programmation : littératures, performances, danses, projections, musiques, et même vente aux enchères.

Un roman est une salle d’entraînement aux usages, un gymnase, des gradins. Et lire un roman, ce n’est pas être consommateur anonyme dans le flux des langues fades, mais foncer en short, couteau à la main, transpiration qui coule sur le front et les yeux. C’est toujours très physique la lecture d’un roman.

C’est pour ça que c’est bon.

Une programmation dense à retrouver en images sur le teaser :


Ou en détail sur le site du festival.