Mois de juin 2026, dans le quartier du Breil, à Nantes, entre une semaine caniculaire et une autre à se geler les miches.
Il s’agit de rencontrer plein de monde, de mondes et d’histoires : une église en transition, une épicerie sociale, un café associatif, des couples et des retraité·es, une gentille dame qui complote des maisons pour les chats, des apprenant·es du français, des champion·nes de ping-pong, and so much more.


Finalement, une petite édition surgit de la découverte d’un collège vidé de ses collégien·nes et des fresques qu’ils ont laissées sur les murs et dans les couloirs au moment de leur départ, mais aussi de deux gamins qui fabriquent des cabanes sous les arbres.


Leurs voix entrelacées, retravaillées et déployées à lire en ligne sur le site du projet Cabane.

 

Merci à Guillaume Bariou et Biche prod pour l'invitation, dans le cadre des résidences artistiques de territoire de la ville de Nantes. 


 résidence & film & performance

Une nouvelle aventure, avec le festival SYNCHRO, festival de ciné-concerts de la Cinémathèque de Toulouse, et grâce au compagnonnage fidèle du Vent des Signes, espace process et performance, et de L’agence Unique Occitanie Culture, et de Toulouse Métropole.

Une résidence d’un mois pour concevoir, écrire, absorber, dans les doigts et jusqu’au bout de la langue, un ciné-texte. C’est-à-dire créer par la parole, en direct, la bande sonore d’un film muet. 

En l'occurrence, L’X Noir, film noir de Léonce Perret, sorti en 1919.

Un mystérieux malfaiteur sème la terreur sur la Côte d’Azur. Ce personnage énigmatique se fait appeler l’X noir. Il a cette fois jeté son dévolu sur les riches bijoux d’une chanteuse célèbre et, accompagné de ses acolytes, se prépare à commettre un cambriolage de grande envergure.
 
Suite au triomphe de Fantômas, la Société des établissements Gaumont invite Léonce Perret à créer et mettre en scène un nouveau personnage énigmatique, fascinant et implacable. La première guerre mondiale a commencé, et l’X noir investit un grand hôtel, sorte de coffre-fort géant de la bourgeoisie de l’époque.
 
Trois dates durant la résidence :
 
dim. 9 novembre, 17 heures -- au Vent des Signes (Toulouse)
présentation de "NOUS ÉTIONS SANS MASQUES ET QUELQUE CHOSE A TREMBLÉ", un court-métrage en cours de création, dont le tournage commence dans quelques mois
avec : Gérard Bouysse, Joan Cambon, Loran Chourrau, Anne Lefèvre, Milène Tournier, Charles Robinson, Sylvie Steiner
 
plus de détails et inscriptions : leventdessignes.fr/class/nouvelle-aventure-avec-toi/
 
jeud. 13 novembre, 19 heures -- au Vent des Signes (Toulouse)
In a Landscape - double programme de lecture et concert
avec Charles Robinson, pour une lecture d'un texte inédit en cours d'écriture
et Byron Westbrook (US), musique électronique
 
plus de détails inscriptions : leventdessignes.fr/class/in-a-landscape_byron-westbrook_charles-robinson/
 
sam. 29 novembre, 18 heures -- au Vent des Signes (Toulouse)
ciné-texte : L'X Noir (création), 55 minutes
 
Charles Robinson, propose une version parlée de L’X noir, d’après une tradition japonaise apparue au tout début du cinéma.
Selon cette tradition, un narrateur se place devant l’écran pour raconter, et détourner, ce qui se déroule dans l’image.
Un dispositif qui offre une liberté troublante à l’égard du scénario initial.
 
plus de détails et inscriptions : leventdessignes.fr/class/festival-synchro-charles-robinson-benshi/ 
 

 

 

Résidence Lattara – Montpellier Méditerranée Métropole

avril-mai 2025

10joursenmai.fr/residences/residence-lattara

Deux mois d’écriture, de rencontres, d’ateliers et de performances.

Avec et grâce à :
La Comédie du Livre – 10 jours en mai
Théâtre La Baignoire
Structure d'Accompagnement vers la Sortie (SAS) MONTPELLIER
I.PEICC, Association d’Éducation Populaire, affiliée à Peuple et Culture
Nourdine Bara
Université Paul Valéry – UFR Lettres modernes
Maison de l’Architecture – Montpellier
Médiathèque de Pignan

Merci à elles et eux.

 A LOST SNGING TOWN IN ARIZONES

film - performance

mercredi 27 novembre | 19 heures | Toulouse | Le Vent des Signes

Revenons à l’expérience enchantée des premières projections :

quand le cinéma était vivant !

Le temps d’un western parlé en direct, avec des pistoleros fardés, des cow-boys chanteurs, des canyons en stuc et des duels dans les dust bowls, revivons l’ÂGE D’OR, avant qu’Hollywood n’ait tout ripoliné.


Au début du XXe siècle, au Japon, l'incompréhension des spectateurs devant le nouvel art cinématographique (d’ailleurs, était-ce un art ?) fit surgir un nouveau métier : le benshi, celui qui se place devant l’écran pour narrer ce qui se déroule dans l’image.

Un acteur de théâtre raconte aux spectateurs, en direct, le film qui se déroule devant eux. Et la narration peut devenir assez libre...

À l'invitation du festival Synchro – festival de ciné-concerts – et du théâtre le Vent des Signes, Charles Robinson imagine une projection parlée à partir d'un western, en rejouant ce dispositif.

Durée : 1 heure 


 

 

parution : février 2023

 

Nous devrions être assistés par le numérique, mais nous sommes altérés, intoxiqués, dévorés. Derrière l’écran lisse de nos machines rôde une hallucination. Cela donne envie d’explorer le cloud et les langages binaires, de rencontrer les boss déments, les petites mains, les paumés, les oracles. Leur bruissement continu accuse notre solitude. Dans la guerre entre l’homme et la machine, où trouver le réel ?

 

"— Au départ, les amis, il y avait des fruits et des feuilles. Il fallait tendre le bras. C’était fatigant. Les branches grimpaient pour nous humilier, nous montrer qui était la Nature.
Les branches n’étaient pas bienveillantes.
Alors le marchand est sorti du temple. Avec les vendeurs, ils se sont pris les mains. Ils ont prié ensemble. Ils ont dansé. Ils ont pleuré et chanté toute la nuit. Puis le marchand a décroché des fruits. Il en a jeté une poignée dans un trou. Il a posé une feuille sur le trou. Il venait d’inventer le couvercle. Le packaging ! La boîte merveilleuse.
Les fruits, il y en a partout : aucun intérêt. Mais avec un couvercle : les autres fruits deviennent nuls.
Think different."


J'accepte, pièce pour deux comédiennes, deux comédiens, et toutes sortes d'instruments numériques.

Imaginée avec le Groupe Merci

créée au théâtre de Châtillon en mars 2022
reprise au théâtre Garonne, Toulouse, en septembre 2022
Puis à CIRCa, en janvier 2023

 

Merci au Groupe Merci, à Sabine Chevalier et aux éditions Espaces 34



 


Les amis, laissez-moi vous raconter la plus belle fable de l’univers. Au départ, il y avait des fruits et des feuilles. C’était chiant. Il fallait tendre le bras. C’était vraiment fatigant. Les branches grimpaient pour nous humilier et nous montrer qui était la Nature. 

Alors le marchand est sorti du temple installé sur la grand-route, et il a posé des petites machines hyper pratiques, des gadgets ingénieux, des services adaptés à ma life pour pimenter, simplifier la vie ou l’augmenter.
Nous avions découvert l’appareillage.
Quel étrange bonheur.

J’ACCEPTE est une chasse au secret enfoui, au deep blue qui gît dans les services et les serveurs, une chasse aux indices, aux mots-clés, aux identifiants qui l’un après l’autre enfoncent notre défiance et obtiennent notre consentement.

J’accepte l’obscurité du monde.
J’accepte d’avoir peur et j’accepte la médication.
J’accepte d’être augmenté.
J’accepte d’être diminué.
J’accepte d’être vidé.
J'accepte.


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création Groupe Merci
avec l’auteur Charles Robinson, Objet nocturne n°29
écriture, processus de refroidissement des hypothèses Charles Robinson
mise en scène, scénographie, mise en irruption Joël Fesel
création vidéo Xano Martinez
création lumière, pare-feu Raphaël Sevet
création musicale, bruitiste Boris Billier
construction Hadrien Albouy, Stéphane Chipeaux-Dardé
production, diffusion (devance même nos désirs) Céline Maufra
irruption (comédien·ne·s) Catherine Beilin, Georges Campagnac, Marc Ravayrol, Louise Tardif
remerciements Marie-Laure Hée et le laboratoire In Cookies Project

 

pratique au théâtre Garonne, Toulouse
avec le théâtre Sorano
du 21 septembre au 1er octobre 2022


No More Spleen

..

 

performance chorégraphique

Frank Micheletti & Charles Robinson

samedi 16 avril | Paris | théâtre de l'Étoile du Nord


Oublie tes histoires de bâtons, de lances et d’épées, de choses longues et dures qui cognent, piquent et frappent.

Oublie cette vénéneuse histoire qui t’a scratché tout tordu dans un mur.

Assieds-toi, prends une feuille, une gourde, un filet à provisions et prépare tes réserves pour passer un hiver peinard.

Moins de forces déployées, plus de ruses envisagées.

Va ramasser de l’avoine sauvage et du maïs, prépare-toi des infusions, cale-toi dans un bon fauteuil.

Ou alors, développe une relation harmonieuse à ton corps, rectifie tes postures, renforce tes abdominaux et tes fessiers, et va te faire de nouvelles copines à la salle de gym.

Si l’on regarde les choses depuis ce point de vue, il y a une marge de progression. Il n’est jamais trop tard. Future is cool.



En 2017, Frank Micheletti et Charles Robinson imaginaient The Spleen, une grande enquête pop à travers nos intoxications : technologiques, politiques, organiques. L’enquête prenait la forme survoltée d’une succession de tableaux colorés, passant d’un western à une épopée spatiale, un documentaire anatomique, un thriller, etc.


Avec presque quarante dates au compteur, le duo a affiné son écriture collective, sa complicité et son amitié.


Dans No More Spleen, les deux artistes développent leur univers et leur écriture, continuent à enquêter sur un certain état du monde et sur nos si nombreuses façons de nous rendre patraques, défaillants ou cinglés, tout en nous ménageant des échappées, des sursauts, des ruses imparables.



DISTRIBUTION
Conception, écriture, danse et musique : Frank Micheletti et Charles Robinson

PRODUCTION
Kubilai Khan Investigations

COPRODUCTION
Concordan(s)e

ACCUEIL STUDIO
Le Silo (91)
Évreux
­

réserver sur le site du théâtre

 

création au théâtre de Châtillon

Groupe Merci | Charles Robinson

du 10 au 12 mars 2022


réservation sur le site du théâtre

 

Dans une hypothèse enchantée, nous quitterions, de temps en temps, nos existences, pour nous projeter dans d’autres : des univers étranges, joueurs, repeuplés de nouvelles figures : des univers numériques.
Nos vies auraient ainsi accès, à volonté, à des extensions troubles.
Revenus à nos bons vieux réels, les pieds sur le bitume, dans nos cuisines, nous garderions dans les cœurs une sorte de petite clandestinité pour ces vies virtuelles qui auraient été les nôtres.
Hé bien, ce n’est pas du tout comme ça que ça s’est passé.
Ces vies virtuelles sont descendues en nous. Absolument. Elles ont infusé dans nos appartements, nos cuisines, converti nos existences, déboussolé nos terres.
À présent, nous sommes réellement altérés. Des virtuels nous bipent, nous sermonnent, nous conseillent, nous rappellent à l’ordre, nous enjoignent, nous scrutent, nous évaluent, nous boostent.
Nous sommes débordés par tout ce qui piapiate, tout ce qui annonce, tout ce qui commente, tout ce qui décompte. Nos pas dans la rue, nos pulsations cardiaques, nos agios, nos liens, nos consommations, les jours qui nous restent.
Si l’on en croit la sarabande infinie des chiffres, c’est nous qui avons été numérisés : computés.
Nos secrets, nos pensées, nos séductions, nos péchés se détachent en longues bandes de chiffres, de codes, cryptés : ce qui veut dire que, nous, nous ne savons même plus les lire.
Nous sommes tétanisés. Ce monde qui bruite est un désert. Dans le boucan, notre solitude paraît de plus en plus étendue, et la traversée improbable, pour trouver, de l’autre bord, d’un autre côté, un bras réel à accrocher.
Qu’est-ce qui reste réel ?
Nous sommes assistés.
Nous sommes augmentés.
Nous sommes harnachés de capteurs, de casques, de lunettes, de tirettes, de trucs et de bidules. Et nous n’avons peut-être jamais été aussi handicapés. Nous sentons de moins en moins le vol, de mieux en mieux la chute.
Nos assistants sont domestiques, psychologiques, miniatures, dans la poche, sur la table, à côté du lit, sur l’oreiller.
Face à leur inquiétante présence, tellement concrète, nous sommes réduits aux crises de nerfs (pourquoi ça marche pas !), à la dépression (oh j’en peux plus !), ou à la négociation (s’il te plaît !). Alors nous vociférons :
J’accepte !
J’accepte !
J’accepte !
Pour écarter la nouvelle sollicitation, la nouvelle fenêtre, la recommandation, l’emprise.
J’accepte d’être chevauché par un nouveau démon.
J’accepte de ne pas recevoir davantage de grâce.
J’accepte l’obscurité du monde.
J’accepte d’avoir peur davantage et j’accepte la médication.
J’accepte d’être hanté.
J’accepte d’être vidé.
J’accepte la fin du monde prochaine et je coche la case : pas ma génération.
J’accepte le stage déconnexion : deux jours tout compris.
J’accepte les obsèques de mamie dans le cloud.
J’accepte et j’en crève.

 

J'accepte from Groupe Merci on Vimeo.

 
Texte : Charles Robinson
Mise en scène et conception : Joël Fesel assisté de Louise Tardif
Direction d’acteurs : Georges Campagnac
Création lumière et régie générale : Raphaël Sevet
Création vidéo : Xano Martinez
Création musicale : Boris Billier
Construction : Hadrien Albouy et Stéphane Chipeaux-Dardé
Avec : Catherine Beilin, Georges Campagnac, Marc Ravayrol, Louise Tardif
Production et diffusion : Céline Maufra
Remerciements : Marie-Laure Hée et le Laboratoire « In cookies project »

 

La littérature ne monte pas aisément au plateau, c’est même une drôle d’aventure à tenter.
Le passage de la page blanche à la 3D, du livre à la scène, de la solitude de l’écriture ou de la lecture à la coexistence en littérature, est une aventure impayable, bizarre, incertaine et pleine d’accidents.
#Hybridation des techniques #Manifestation du corps
#Dévoilement des voix #BO pompette
#Vidéo-paysage #Temps étiré #Artistes invités

Le laboratoire Liaisons dangereuses teste, expérimente un mois durant tous ces possibles, ces outils, ces accordances : présence, silence, accélération, trouble, mouvement, couche et surcouche, épure, etc.
Six artistes invités accompagnent l’auteur sur son fil :
François Donato, musicien
Sandrine Maisonneuve, chorégraphe
Loran Chourrau, vidéaste
Nathalie Fillion, metteuse en scène
Joël Fesel, metteur en scène et performeur plasticien
Georges Campagnac, comédien

Un grand merci à eux et à Anne Lefèvre pour l’accueil et la complicité.

Le laboratoire sera ouvert au public à deux reprises, pour présenter des étapes de recherche, au Vent des Signes : le 16 et le 30 septembre.

Il pourrait même y avoir des extraits du prochain roman...

Ce laboratoire est mené dans le cadre d’une résidence à Le Vent des Signes, avec le soutien d’Occitanie Livre & Lecture – Programme financé par Toulouse Métropole et soutenu par la Région Occitanie et la DRAC Occitanie, dans le cadre du Plan d’urgence pour le Livre 2021/2024 de Toulouse Métropole.

 

Théâtre Le Vent des Signes

Le Vent des Signes – scène conventionnée par la Ville de Toulouse (2011), par le Conseil Départemental de la Haute-Garonne (2017), par le Ministère de la Culture / DRAC Occitanie Atelier de Fabrique Artistique (2018) – par le Conseil Régional Occitanie (2020) est un espace d’expérimentation engagé, indocile, libre où faire résonner les écritures au-delà de toutes frontières artistiques, un lieu incubateur dynamique et atypique, où prendre du recul, explorer les fonds, dégrafer les horizons.
leventdessignes.fr


La terre est une sorte d’emballage. Un vieux carton pour hamburger, qu’on laissera derrière nous, flotter dans le sillage, avec des bouts de frites grasses, des derricks, des manteaux en peaux de daim, et des étagères en aggloméré déformées par l’humidité, éclatées d’avoir été dévissées après un ultime déménagement.
C’est chouette d’avoir trouvé une utilité à la planète.
On sait enfin quoi faire de tous ces satellites en suspension et des débris d’engins spatiaux. Il suffit de les ramener vers l’orbite pour les faire gagner par la gravitation et qu’ils s’écrasent dans la grande déchetterie que nous aurons quittée.
 
On en cause le 5 mai, au Studio cosmique du CNES, et c'est sur inscription...
 
Inscrivez-vous en adressant un mail à : ode.inscription@gmail.com
Rejoignez l’événement : facebook.com/events/475058590276039



En réponse à une actualité spatiale toujours plus foisonnante, les auteurs et les artistes de la revue de création Espace(s) font valoir leur opinion d’experts culturels de l’Espace dans une émission radio enregistrée en public, au CNES.
Les invités du Studio Cosmique démêlent, avec les outils de la littérature et de la création, les questions qui animent le NewSpace, cet ensemble d’acteurs, de technologies et de possibilités commerciales et sociétales brandi comme le nouvel Eldorado de l’humanité. Les invités du Studio Cosmique reformulent ces interrogations, de la sempiternelle question de l’exode cosmique aux modes de vie que nous nous inventerons dans l’Espace, en passant par notre adaptation physique à une existence spatiale. Accompagnés par David Christoffel, membre du comité de rédaction d’Espace(s), poète et homme de radio, ils empruntent des chemins de traverse pour réfléchir à ces enjeux du XXIe siècle où le désir de faire advenir une nouvelle ère spatiale le dispute à un autre genre d’intranquillité : l’Espace veut-il de nous ?

Chaque rencontre du Studio Cosmique est enregistrée en public et participe à la constitution d’une collection de podcasts disponibles en exclusivité sur la plate-forme Switch [on Paper], média d’actualité culturelle en ligne et partenaire de l’événement.


Le corps est le premier des champs de bataille dont nous sommes la défaite. Un territoire où les forces d’occupation sont le stress et la médication chimique.
Où une caresse est déjà un acte de résistance.

Pour le reste, nos corps et nous vivons à part.

Le corps est le soutier servile de nos passionnantes aventures relationnelles, numériques, sociétales et sociales.
Le sexe, et les maladies, nous font atterrir quelquefois : « Coucou, c’est la chair, ça va toi ? »

Nous avons besoin de métaphores.
Nous avons besoin de regarder à nouveau, pour penser encore, pour ressentir par un autre biais.
Pour revenir à l’unité complexe et mouvante de tout ce qui fabrique de l’être.
De ce point de vue, une métaphore est virale. Contamination & diffusion.

Allez, on se fait une métaphore.


nonasove.blogspot.com



Œuvre soutenue dans le cadre du projet de soutien à la création « Après », Galerie Jean-Collet de Vitry-sur-Seine, TRAM Réseau art contemporain Paris / Île-de-France, 2020

festival Concordan(s)e 2020 

nouvelle création

En 2017, Frank Micheletti et Charles Robinson imaginaient The Spleen, une grande enquête pop à travers nos intoxications : technologiques, politiques, organiques. L’enquête prenait la forme survoltée d’une succession de tableaux colorés, passant d’un western à une épopée spatiale, un documentaire anatomique, un thriller, etc.

Avec presque quarante dates au compteur, le duo a affiné son écriture collective, sa complicité et son amitié. 
Invités à nouveau par Concordan(s)e, les deux artistes vont développer cet univers et cette écriture, continuer à enquêter sur un certain état du monde et sur nos si nombreuses façons de nous rendre patraques, défaillants ou cinglés, tout en nous ménageant des échappées, des sursauts, des ruses imparables.

No More Spleen



Clairière. Un grand pataud. Il s’amuse à recosmiser la Terre avec les sables aéroportés, les volcans, les embruns marins. Une sirène dans la fontaine veut rêver plus loin. Une cavalcade aux trajectoires abîmées. Des machinistes, en duo. Quelqu’un parle de sa vie. Regarde dans le vide, cherche ses mots. On dirait un vieux film à la pellicule poudreuse. Personne ne comprend où il veut en venir. Le genre visage farineux et les chaussures trop grandes. Il emploie des mots comme « aliénation », ou « dérisoire ». Il dérive et divague pour ne pas poser la trace grasse de ses mains sur le monde.
Il est très drôle, dit quelqu’un. Qu’est-ce qu’il nous fait rire.

Forget your perfect offering
There is a crack in everything
That's how the light gets in.


En ce temps-là, il avait besoin de ses périodes de dépression comme d’autres partaient en vacances.


Dates
Lundi 24 février -- 19h00
BPI Centre Pompidou – Paris

Samedi 29 février -- 16h00
Médiathèque Louis Aragon – Fontenay-sous-Bois

Jeudi 12 mars -- 20h00
Bibliothèque-Médiathèque Rolland-Plaisance – Évreux

Samedi 14 mars -- 16h00
Médiathèque Marguerite Duras – Brétigny

Samedi 21 mars -- 18h00
Bibliothèque Marguerite Audoux – Paris

Lundi 30 mars -- 20h00
Maison de la poésie – Paris

Mardi 31 mars -- 12h00
Université Paris 13 – Bobigny

Samedi 4 avril -- 18h30
Parc Culturel - Michel Chartier – Rentilly

toutes les informations sur le site du festival Concordan(s)e






Pour sa quatrième édition, BIFURCATIONS invite Charles Robinson et lui donne carte blanche pour trois jours de programmation : littératures, performances, danses, projections, musiques, et même vente aux enchères.

Un roman est une salle d’entraînement aux usages, un gymnase, des gradins. Et lire un roman, ce n’est pas être consommateur anonyme dans le flux des langues fades, mais foncer en short, couteau à la main, transpiration qui coule sur le front et les yeux. C’est toujours très physique la lecture d’un roman.

C’est pour ça que c’est bon.

Une programmation dense à retrouver en images sur le teaser :


Ou en détail sur le site du festival.
De retour à Toulouse pour le festival FIMM[+]18
festival insolite musiquemots [et + si affinitÉs]

une production Le Vent des Signes


Avec deux performances littéraires :

Fabrication de la guerre civile - vaudou

9 nov. -- médiathèque de Lorp-Sentaraille

Tu as déjà vu un corps flotter dans l’eau ? Une épaule ? Une épaule, dans une parka ? Une capuche, dans une parka moisie ? Tu as déjà vu l’onde dans l’eau derrière le corps ? Tu as déjà attrapé le vêtement d’une main, et tiré vers toi, et la manche s’est déchirée, et les lambeaux te sont restés entre les doigts, et tu les sens encore, des années après, collés, sur tes phalanges, incrustés sous tes ongles, incrustés dans ta peau ?

Infinite Loss

avec Guillaume Ertaud
17 nov. -- Le Vent des Signes 

À quoi le naufragé pourrait-il se tenir accroché, sinon à l’échec ? L’échec de cette relation-là, unique. Incapacité à réaliser, à maintenir une relation, en général. Incapacité qui s’ajoute aux échecs passés et y renvoient. Voilà ton bois flotté, ton mat déchiqueté, qui explique pourquoi la personne abandonnée est toujours vaguement antipathique aux tiers, pourquoi elle apparaît sale. La rupture est un miroir. Un miroir partiel. L’image est objectivement fausse, mais elle est réelle, et là où tu devrais être tout entier occupé par la pensée de l’autre, cette image vénéneuse empoisonne tes pensées. Ce que tu es dans la rupture. Ce qui de toi signe et cause la rupture. Ta propre faute d’exister, la manière fautive dont tu es. Tu t’y accroches dans le naufrage, et tu lui voues une haine absolue. Ce qui a été repoussé. Ce qui n’a pas été aimé. L’affreuse boule de personnalité et de blessures anciennes que tu cherches à dissimuler, que tu devras dissimuler. Ce que tu embarques dans chaque histoire, et que la rupture dévoile une fois de plus, par un grand tour de magicien tirant d’un coup sec le voile dont tu croyais être couvert.

CR_narratif | GTA voudrait jouer lui aussi. Mais, ce jeu, quelqu’un a lu les règles ?
Bégum tortille sa chaîne qui part de la narine gauche pour rejoindre l’oreille, du bout du doigt, comme une fillette de trois ans son doudou.
VP_Bégum | — Il faudra que tu surmontes ta peur.
CR_GTA | — Ouais, je sais pas pourquoi : des fois, je suis là, prêt à me battre, à y aller... et puis, j’ai le vertige.
VP_Bégum | — Ils ont une attraction. Space je sais pas quoi. Ils ressortent, ils ont les cheveux, t’y crois pas, dans tous les sens, électriques. Ça fait des boules. Porc-épic. Un truc comme ça. C’est énorme, les attractions. Ça transforme les gens. Ils viennent avec leurs poussettes. Ça en fait des monstres. J’adore.
D’une Cité qui implose, nous connaissons tous des images. Toujours les mêmes. Des silhouettes capuchonnées. Des lanceurs de feu. Des motos brûlées. Des fourgons. Un préfet.
Une sarabande de figures imposées. Des moments-spectres tirés du grand récit des peurs contemporaines.
Après l’information : nous n’avons rien vu, rien entendu.

La Cité des Pigeonniers : Budda, Popie, GTA, Bégum, Boy, DoBoï, T-Vie, Jizz... en version marathon, avec cinq dates à la file.

C'est à Nous n'irons pas à Avignon, avec un texte inédit, deux voix, vingt personnages, une création vidéo de Mathieu Catonné et une création sonore des Lena Circus.

Et même si ça a beaucoup bougé depuis, voici un extrait en session de travail.



See you there

Cité des Pigeonniers : the untold stories

création numérique

2 romans
10 bâtiments
322 appartements
1200 habitants
150 personnages
Et l’envie d’offrir encore un moment à chacun.
Une carte postale ?
Raboter un peu de présence ?

Des copeaux de textes, d’images, de vidéos, de sons. Inédits. Et des sentiers buissonniers à emprunter librement.
Arpenter. Picorer. Chercher. Deviner.

Soit un an et demi de travail, parce qu’il faut prendre soin des univers romanesques, entretenir, arroser, tailler, replanter, voir refleurir.

La Cité des Pigeonniers, mi-2018, c’est donc :

Dans les Cités – roman
Dans les Cités – pièce radiophonique
Fabrication de la guerre civile – roman
De la guerre civile, ou, Disneyland après la Bombe – pièce pour 3 musiciens et 2 lecteurs
une tripotée de live...

Alors, la balade numérique, comment est-ce que ça commence ?
En cliquant ici : Cité des Pigeonniers : the untold stories

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Cette création numérique a été rendue possible grâce à l’appui décisif de quelques complices :
Un très grand merci à vous tous.


Le livre

Pendant l’été 2016, à l’occasion d’un long voyage, Xavier Mussat a tenu un carnet de dessins accompagnant son périple.
Ce carnet été perdu à la toute fin du circuit. Il a fallu essayer de recommencer, tenter de retrouver les impressions mentales que chaque lieu du voyage avait inspiré dans un recours à l’abstraction, puis accepter l’impossibilité de les reproduire et enfin en inventer d’autres, dans un nouveau carnet.

C’est à partir de ces nouveaux dessins, de leur matière organique et aquatique que Charles Robinson a décidé d’écrire. Saisissant la question de la perte et de son rôle constituant, il livre, à travers une immersion dans les eaux troubles de l’absence et du manque, un manuel de survie à la disparition.
Fruit de cet échange, le livre Infinite loss propose également un jeu de piste cartographique (cartes imprimées sur papier calque + fiche amovible).

Édition Apocope, 2018
88 pages. 105 x 170 mm

Passer une commande sur le site de l'éditeur

Le live

Extrait de la lecture-performée du 13/09/2017 à La Marbrerie, Montreuil.


Une lecture accidentelle à profusion rythmique autour de Infinite loss.

Batteur et écrivain, Guillaume Ertaud et Charles Robinson proposent un duo inédit, associant voix musicale et polyrythmie fracasse, en explorant le terrible champ de la perte.

Nous avons tous perdu. Nous avons même tous perdu beaucoup. La perte est notre cinquième membre, notre queue invisible qui bat le sol, constamment, dans notre dos, tout le long de la fuite.

Prochaine publication : Infinite Lost, fruit d'une collaboration inédite avec Xavier Mussat.

Nous avons tous perdu.
Nous avons même tous perdu beaucoup.
La perte est notre cinquième membre,
notre queue invisible qui bat le sol,
constamment, dans notre dos,
tout le long de la fuite.
Pendant l'été 2016, à l’occasion d’un voyage, Xavier Mussat a dessiné dans un carnet.
Ce carnet été perdu à la fin du voyage. Il a fallu essayer de recommencer ces dessins, tenter de retrouver les impressions mentales que chaque lieu du voyage avait inspiré dans un recours à l'abstraction, puis accepter l'impossibilité de les reproduire et enfin en inventer d'autres, dans un nouveau carnet.
C'est à partir de ces nouveaux dessins, de leur matière organique et aquatique que Charles Robinson a décidé d'écrire. Saisissant la question de la perte et de son rôle constituant, il livre, à travers une immersion dans les eaux troubles de l’absence et du manque, un manuel de survie à la disparition.
Le livre INFINITE LOSS sera prochainement édité par Apocope.
Afin de faire face aux coûts d'impression, nous lançons ici cet appel à souscription.
Vous pouvez nous aider en versant le montant de votre choix.
Le prix provisoire de vente pour ce livre est estimé à 15 € et sera susceptible d’évoluer sensiblement.
Pour tout don équivalent ou supérieur à 20 €, vous recevrez un exemplaire du livre dès sa sortie.





Part à l'assaut pour un marathon performatif dans le cadre du festival FIMM, organisé par le théâtre le Vent des Signes, à Toulouse.
Chaque fois un texte différent et une association inédite.

30/11 + 01/12 | 501
avec Michel Cloup, guitare et voix

Frère Bob. 33 ans. Chasse les démons avec ses mains. Gestes saccadés à hauteur des oreilles. Il a deux scorpions qui lui piquent les reins. Il passe un contrat avec les démons pour endormir les scorpions. Alors, les démons prennent l’ascendant sur lui et lui font faire n’importe quoi. Cela réveille les scorpions. Il crie après les démons. Il les insulte. Les démons sont fâchés. Ils le poursuivent jusque dans les fleurs, explique-t-il, et il n’a aucun refuge. Il n’entend pas le crissement. La voiture tape latéralement. Sa tête tape le pare-brise. « Je n’ai rien pu faire », dit l’automobiliste aux policiers. Et c’est vrai : il n’a rien pu faire.

06/12 | Fabrication de la guerre civile
avec Marta Izquierdo Muñoz, chorégraphie et danse

Vivre, c’est devenir trop vieux pour te battre, perdre ceux que tu aimes, être humilié par des marmots à qui tu donnais la fessée. C’est se faire cracher dans la gueule par Bégum. Mais, vivre c’est la dernière chance que tu as de la retrouver. Marrant, hein ?
Alors le vaudou t’offre de ne plus être un clown.
08/12 | Génie du proxénétisme
avec Jacky Mérit, composition électronique

Il est certain que l’on rencontre un sur-phénomène de béance de la vulve au-delà de trente ans, souvent accompagné d’incontinence urinaire. Des rapports douloureux liés à une sécheresse des muqueuses vaginales ou à des lésions internes du conduit anal. La multiplication des lésions externes entraîne parfois une moindre résistance des lèvres ou du sphincter.
Je travaille à mettre en place un programme favorisant la tonicité musculaire du plancher périnéal sous la forme d’un protocole de rééducation continu.

Détails et modalités pratiques sur le site du théâtre le Vent des Signes, Toulouse.
 Cop. Violette Pouzet-Roussel

Au cours du voyage, nous apprenons qu’en Indonésie, un cerf-volant est utilisé pour la pêche. Il est lancé au-dessus des plans d’eau, le fil enduit de débris de verre, pour accrocher la longue bouche crantée des orphies. Toujours en Indonésie, les combats de cerfs-volants, sur lesquels sont organisés des paris, ont permis l’apparition d’un nouveau métier : le ramasseur de cerf-volant, qui part à la recherche des cerfs-volants dont le fil est coupé – celui du perdant – et que les ramasseurs lui rapportent contre une roupie.
The Spleen reprend la route.
une pièce en huit séquences, avec Frank Micheletti

# Vienne, Autriche - 4 novembre 2017, 16h30
Institut français : médiathèque
Praterstrasse 38, 1020 Wien

# Budapest, Hongrie - 7 novembre 2017, 19 heures
Institut français : médiathèque
1011 Budapest Fo u. 17

et le blog dédié à la spleenologie